1. Le réequilibrage alimentaire – les techniques diététiques
Au CIDOM, plus personne ne vous imposera des régimes comme traitement. Ni régime hyperprotéiné, ni régime privatif ( 1000, 1500, 1600 Kcal,…). Personne n’interdira de partager un gâteau d’anniversaire, de déguster un sorbet en vacances ou de dévorer un gigot à la fête de l’Aïd.
Mais attention, nous allons complètement modifier votre alimentation. Et pas seulement ce que vous mettez dans l’assiette. Nous allons d’abord vous apprendre l’équilibre calorique. C’est la balance entre ce que vous consommez et ce que vous dépensez. Nous allons vous apprendre ce qui n’est pas compatible avec votre santé.Comment programmer les menus de la semaine ? Où acheter les produits ? Comment les cuire ?
Comment les présenter ? Comment déguster ? Quand manger ? Que boire ?
Nous allons parler de votre sommeil, de votre travail, de vos activités physiques.
Nous allons en fait revoir votre mode de vie et même la manière dont vous chauffez la maison en hiver et des couches de vêtements que vous portez.
Vous allez apprendre ce qu’est une protéine, un lipide et un sucre.
Bref, l’approche thérapeutique concerne votre vie globale.
2. Les GLP1 Agonistes
Avez-vous entendu parler des médicaments « miracles » qui font maigrir?
Y a-t-il des médicaments qui permettent de perdre vraiment du poids ? Oui. Sont-ils « miraculeux » ?
Non. Sont-ils efficaces sur le long terme ? Non.Depuis un siècle, on connaît l’hormone « inverse » de l’insuline : le glucagon. Produit par le pancréas, cette hormone induit la dégradation du glycogène (réserve de sucre) dans le foie. C’est donc l’antagoniste de l’insuline. Il augmente la satiété alors que
l’insuline donne faim.
En 2007, on découvre les incrétines, hormones digestives. L’une d’entre elle est le glucagon-like peptide. (GLP-1). Il est anorexigène, c’est-à-dire coupe-faim. Puis en 2013, apparaissent des médicaments de synthèse analogues réduisant le diabète de type II et conséquemment réduisant l’obésité.
Parmi ceux-ci le liraglutide (Saxenda® – Victoza®) le Semaglutide ( Ozempic®) le Dulaglutide (Trulicity®) ….qui sont prescrits médicalement pour réduire l’appétit.
Le plus en vogue est le Sémaglutide, déjà utilisée depuis des années dans la prise en charge du diabète de type 2. Le Sémaglutide permet de réduire la glycémie, le poids corporel et la masse grasse. Mais il s’avère que c’est aussi un coupe-faim.
En pratique, il s’agit d’injecter chaque jour ou chaque semaine une hormone qui réduit l’appétit. Le coût du médicament varie de 8.000 à 16.000 DRH par mois. Le gros souci, c’est que dès l’arrêt du traitement, la faim réapparaît et le patient regagne le poids perdu.Quels sont les effets secondaires possibles de ce médicament ? Forcément une baisse de l’appétit,
des brûlures d’estomac, un changement dans le goût des aliments solides ou liquides, une constipation, une diarrhée, des étourdissements, de la fatigue parfois intense, de la flatulence ou des éructations.
On rapporte aussi rarement une pancréatite, un risque de cancer de la thyroïde. On ne peut pas prendre des GLP1 agonistes pendant la grossesse et l’allaitement.
3. L’Orlistat (Xénical ®)
L’orlistat appartient à la classe des médicaments appelés agents antiobésité et plus particulièrement à celles des inhibiteurs des lipases gastro-intestinales. Ce sont les enzymes qui digérent les graisses alimentaires. Associé à un régime alimentaire légèrement réduit en calories, ne contenant pas plus de 30 % de
l’apport calorique sous forme de lipides, l’orlistat est utilisé pour aider les personnes obèses à perdre du poids et à maintenir leur nouveau poids.
La lipase est une enzyme nécessaire à la décomposition des matières grasses contenues dans les aliments et à leur transformation en acides gras, absorbés par l’organisme. L’orlistat bloque l’action de la lipase et prévient donc l’absorption des matières grasses. Pris aux doses recommandées,
l’orlistat bloque l’absorption d’environ 30 % des graisses contenues dans les aliments.
Ce médicament ne devrait être employé que par des personnes dont l’indice de masse corporelle (IMC) est égal ou supérieur à 30 kg/m², ou par des personnes dont l’IMC est égal ou supérieur à 27 kg/m² et qui présentent d’autres facteurs de risques comme une pression artérielle élevée, un diabète de type 2, un taux de cholestérol élevé ou un grand tour de taille. L’IMC n’est pas une mesure directe du taux de graisse corporelle et ces lignes directrices ne s’appliquent pas aux sportifs et aux femmes enceintes.
La dose recommandée pour adulte est 120 mg pris 3 fois par jour avec les principaux repas de la journée (petit-déjeuner, déjeuner et dîner) ou jusqu’à 1 heure après le repas. Si, à l’occasion, un repas est sauté ou s’il ne contient pas de matières grasses, la dose d’orlistat pourra être omise.
Avalez la gélule entière avec de l’eau. L’orlistat devrait se prendre en parallèle à un régime équilibré, légèrement réduit en calories, ne contenant pas plus de 30 % de l’apport calorique sous forme de lipides, conformément aux recommandations de votre médecin, diététiste ou un autre professionnel de la santé. De nombreuses contrindications existent : une allergie à l’orlistat ou à l’un des ingrédients du médicament, une cholestase (un trouble caractérisé par l’arrêt de la production de la bile par le foie), un syndrome de malabsorption chronique. Les effets secondaires connus sont les suivants : une augmentation de l’émission des selles, un besoin urgent d’aller à la selle, de la diarrhée, des flatulences avec écoulement fécal, l’incapacité de maîtriser l’évacuation des selles, des selles décolorées, graisseuses ou huileuses, des taches huileuses
sur les sous-vêtements, des pertes en vitamines, des calculs rénaux, des convulsions, le déséquilibre d’un diabète, un trouble de la thyroïde, …